Tout commence par un verre, puis deux, puis trois pour finir la bouteille entière en une journée. Même si vous n’en consommez que fréquemment, l’alcool peut avoir une influence sur le développement de certaines maladies comme le cancer ou les troubles psychiques. Aussi, il peut être à l’origine de troubles plus banals comme la fatigue ou les troubles de la concentration. Allons faire un point sur les conséquences méconnues de la surconsommation d’alcool.

Des effets cancérigènes

Selon le Dr Otis Brawley, directeur et scientifique, ainsi que vice-président de l’American Cancer Society, l’alcool serait responsable de 5.6% des cancers. Chez les femmes, le cancer du sein est le plus redouté. Mais généralement, il y a un risque de cancer accru de la bouche, de l’estomac, de la gorge, du côlon, de l’œsophage et du rectum. Selon l’INCA, dès la consommation d’un verre par jour, on augmente les possibilités d’être atteint d’un cancer. Pourquoi ? Car l’éthanol présent a la propriété d’altérer l’ADN, d’augmenter le taux de certaines hormones dont l’œstrogène, dans le sang, et favorise ainsi le cancer du sein. Aussi, l’alcool permet l’entrée de substances cancérigènes dans notre organisme et favorise le processus de cancérisation en freinant l’assimilation de l’acide folique.

Déclenche le syndrome de Korsakoff

Les alcooliques chroniques sont plus sujets à avoir le syndrome de Korsakoff (source). Cette pathologie est liée à un déficit en vitamine B1 et provoque des lésions irréversibles dans certaines régions du cerveau. En effet, la vitamine B1 ou thiamine est essentielle à l’homme pour transformer le glucose en énergie au niveau du cerveau. Les symptômes sont : une perte de mémoire fréquente, des troubles de l’orientation, des propos incohérents, des sautes d’humeur ou encore des fabulations.

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La déshydratation

Il n’est pas rare qu’après une soirée bien arrosée, on a une bouche sèche et on a très soif. La surconsommation d’alcool cause bien évidemment l’ivresse et un dérèglement hormonal qui se traduit par l’hydratation. En effet, l’alcool va impacter sur la production de vasopressine par le cerveau alors que cette hormone se charge de réguler l’activité des reins. Quand une personne boit trop d’alcool, ses reins créent beaucoup d’urine et par conséquent, elle va évacuer une quantité importante d’eau. Le corps peut même aller puiser des réserves dans le cerveau, d’où les maux de tête.

Favorise la prise de poids

La surconsommation d’alcool va de pair avec une absorption calorique élevée et de ce fait, la prise de poids. Avec 7 kcal/g, il n’est pas recommandé si on veut garder sa ligne ou si on veut maintenir une bonne santé cardiovasculaire, surtout si l’on est sujet à une situation de surpoids ou d’obésité. Aussi, du fait qu’il est consommé lors des soirées, il nous pousse à vouloir déguster des biscuits apéritifs, des fromages, de la charcuterie et autre encas. La consommation d’alcool influe grandement sur l’appétit et nous pousse à manger toujours plus. L’hypothalamus, la glande cervicale qui se charge de réguler les hormones et qui influe sur l’appétit, ne fonctionne plus correctement à cause de l’alcool.

Alcoolisation fœtale

Le syndrome de l’alcoolisation fœtale est l’une des premières causes de handicap mental non génétique et d’inadaptation sociale. Il touche surtout les enfants de mères qui ont en trop consommé durant leur grossesse. En effet, l’alcool gêne le bon développement des organes de l’enfant et réduit la circulation sanguine dans le placenta. Les conséquences : malformations, retard physique et mental, troubles du comportement ou encore déficience intellectuelle.

Gêne l’assimilation de la vitamine C

Notre organisme a besoin de vitamine C pour avoir un maximum d’énergie. Or, l’alcool gêne l’absorption de vitamines, dont la vitamine C, car il interfère avec le pancréas et le foie. L’alcool consomme lui-même ces vitamines, et cela peut conduire à une difficulté de régénération des os ainsi qu’à de graves carences. Les personnes qui boivent doivent pallier ce manque avec des légumes et des fruits.

Si vous êtes un consommateur occasionnel, ces effets négatifs n’auront pas forcément d’impact sur votre corps. Toutefois, si vous buvez régulièrement, vous devez faire une pause afin que votre organisme puisse apprendre à adopter un mode de vie plus sain.

Sources :

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