Le Sidaction 2019 vient de s’achever et a permis de collecter plus de 4,5 millions d’euros de promesses de dons, notamment grâce à un record de dons via les SMS. Cependant, en écoutant les intervenants de cette action dans les différents médias, il était possible de constater une certaine méconnaissance du VIH, notamment chez les jeunes.

Un manque d’informations

Il y a encore quelques années, des informations concernant le SIDA étaient communiquées aux jeunes via le programme de SVT au collège. Désormais, ces informations sont facultatives et dépendent de la bonne volonté des enseignants chargés de dispenser cette matière. Cependant, un grand besoin de former et d’informer les jeunes se fait ressentir puisqu’une majorité d’entre eux pensent qu’il est possible d’attraper le VIH via la salive et qu’il est possible d’en guérir grâce à un traitement médicamenteux. Rappelons qu’il s’agit d’une maladie sexuellement transmissible et que seuls deux personnes en ont définitivement guéri. D’ailleurs la technique de guérison utilisée pour la seconde personne n’est pas transposable à grande échelle au regard de son coût.

A quoi servent donc les dons ?

Si de nombreuses avancées médicales ont été réalisées au cours des vingt dernières années, malheureusement, aucun traitement de fond ne permet encore de guérir du SIDA. Les personnes séropositives sont donc condamnées à vivre avec, sans possibilité de se débarrasser du virus. D’ailleurs, 6400 personnes en France en 2017 ont découvert leur séropositivité et ont désormais un traitement à vie. Le virus est donc bel et bien là, même si de nombreuses autres thématiques d’actualité prennent parfois le pas et tendent à le faire oublier. D’ailleurs, le nombre de personnes séropositives stagnent et ne baissent plus depuis plusieurs années.

Co-découvreuse du virus du SIDA en 1984, Françoise Barré-Sinoussi, dans une interview sur Europe 1, souligne qu’environ 24 000 français vivraient actuellement avec le virus du VIH sans en avoir conscience, d’où la constante importance du dépistage et des protections au quotidien.