En matière d’emploi, les besoins en personnel qualifié dans le secteur de la santé ne cessent d’augmenter. Si les nombreux postes à pourvoir trouvent facilement preneur, qu’en est-il du niveau de formation des soignants ayant en charge notre santé ? Quels sont les indicateurs mesurant la qualité des prestations effectuées auprès des patients par ce même personnel soignant ?

Un niveau de formation suffisant ?

Une multitude de formations existent dans le secteur de la santé, du niveau BEP au niveau universitaire. Ces formations, bien qu’elles soient pour la plupart assez complètes, restent toutefois assez générales et s’appuient davantage sur les aspects théoriques du métier que sur la réalité du terrain. Il est fréquent d’entendre parler de « déshumanisation » du personnel de santé, effectuant les soins et les tâches administratives à la chaîne. Cette distance entre le soignant et son patient est la conséquence d’un personnel souvent surchargé en raison du manque d’effectifs mais également à cause d’un manque de formation, notamment au niveau des aspects psychologiques et affectifs du métier.



Nous pouvons donc considérer qu’un personnel soignant suffisamment formé est un personnel possédant de sérieuses connaissances théoriques, des compétences pratiques acquises en exerçant au quotidien mais aussi sachant interagir de manière adéquate sur le plan émotionnel avec le patient. En effet, la dimension affective qui s’exprime à travers des qualités telles que l’écoute, la patience, l’empathie et la bienveillance envers les patients, a un impact direct sur la qualité des soins qui leurs sont prodigués ainsi que sur leur bien-être général. Ce phénomène est d’autant plus observable en présence de patients souffrant de pathologies telles que la maladie d’Alzheimer, la dégénérescence ou encore se trouvant en situation de handicap. Des situations dans lesquelles on sait qu’un accompagnement qualitatif sur le plan humain est la clé d’une prise en charge médicale efficace.

L’évaluation des établissements médico-sociaux

Depuis 2002, la législation oblige les établissements médico-sociaux à soumettre leurs activités et leurs prestations à des évaluations internes et externes dans le but d’améliorer la prise en charge des patients.

Les évaluations internes

Des évaluations peuvent être réalisées en interne en mobilisant l’ensemble du personnel. L’objectif est de faire le point sur les améliorations à apporter en matière de soins, de prise en charge et d’accompagnement des patients mais également de créer une dynamique incitant chaque membre du personnel à évaluer ses points faibles mais également à s’impliquer davantage et à se perfectionner.

Les évaluations externes

Sous forme d’audit réalisé par des évaluateurs extérieurs, des évaluations doivent être effectuées au sein de l’établissement afin d’évaluer les pratiques du personnel soignant. A la fin de cette expertise doit naître un rapport d’évaluation qui conditionnera le renouvellement ou non de l’autorisation d’exercer. La finalité de cet audit n’étant pas d’émettre un simple rapport mais bel et bien d’améliorer les conditions et le niveau de prise en charge des patients. Pour ce faire, il est primordial que les professionnels externes à l’établissement réalisant l’évaluation fassent participer pleinement l’ensemble de l’équipe médicale dans le but de faire cesser certaines techniques obsolètes, d’apporter des améliorations si nécessaires et enfin d’encourager les bonnes pratiques afin qu’elles se répendent.

En 2016, le dispositif d’évaluation des établissements médico-sociaux a été maintenu suite à un rapport des pouvoirs publics démontrant son utilité dans la démarche d’amélioration de la prise en charge des patients par le personnel soignant. C’est notamment de rôle d’un organisme de formation des professionnels de santé de dispenser des compléments de formation sous forme de modules pouvant être proposés à tous les professionnels de santé en vue d’accroître leurs compétences et ainsi d’assurer une qualité des soins optimale.