La Cour d’appel de Paris a ordonné lundi la reprise du traitement de Vincent Lambert après que les médecins eurent commencé à interrompre le maintien des fonctions vitales, prolongeant ainsi une bataille juridique de 10 ans entre ses parents et sa femme pour savoir s’il fallait mettre fin à sa vie.

La décision du tribunal a été rendue à la onzième heure alors que le traitement de sédation profonde avait commencé pour Lambert, qui est dans un état végétatif, nourri et hydraté par voie intraveineuse depuis un accident de motocyclette survenu en 2008.

L’ancien infirmier psychiatrique est devenu au centre du débat sur le droit de mourir en France, ses parents et son épouse étant profondément divisés sur la possibilité de laisser mourir Vincent Lambert en arrêtant le dispositif qui lui permet de maintenir ses fonctions vitales.

Le verdict a été rendu après que ses parents eurent déposé une requête d’urgence devant la Cour d’appel de Paris à la suite d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme contre eux.

« On a gagné, ça veut dire que les mesures provisoires vont pouvoir s’appliquer. La cour de Paris a ordonné des mesures conservatoires, à savoir que l’alimentation et l’hydratation de Vincent doivent être reprises sans délai. C’est donc une extraordinaire victoire. », a commenté MJean Paillot avocat des parents de Vincent Lambert.

La CEDH a déclaré que la décision initiale rendue deux ans auparavant était toujours en vigueur et que les médecins pouvaient commencer à mettre Mr Lambert dans un état sédatif.