L’Alzheimer est une maladie neurologique qui évolue lentement et atteint le cerveau au fur et à mesure où son stade progresse. Elle se traduit généralement par la perte de mémoire et la démence.

Les éventuelles causes de l’Alzheimer

L’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui affecte les cellules cérébrales. Cette maladie touche principalement les personnes qui prennent de l’âge, voilà pourquoi elle a auparavant été assimilée au vieillissement. Cette maladie peut mener à la perte de l’indépendance car en effet, elle affecte progressivement la mémoire et les fonctions cognitives du patient et engendre la démence chez l’être humain, particulièrement la démence sénile. Aujourd’hui, l’Alzheimer touche de plus en plus de populations et est devenu une maladie très fréquente chez les personnes âgées même si les causes qui peuvent être responsables de son apparition n’ont pas encore pu être identifiées précisément.

Cependant, la maladie d’Alzheimer peut apparaître à cause de la génétique. Autrement dit, la maladie est donc transmise de génération en génération dans une même famille. Il s’agira d’Alzheimer familiale à caractère autosomique dominant ou FAD. Elle survient avant les 60 ans et les gènes PS1, PS2 et APP sont les principaux responsables. Mais les cas de la FAD sont très rares et ne représentent à peine que 5% des cas.

À part les gènes qui sont susceptibles d’exposer un individu aux risques d’apparition de l’Alzheimer, les professionnels ont également fait une étude sur les éventuels facteurs qui peuvent favoriser la maladie. D’après les statistiques, les femmes sont plus exposées à la maladie d’Alzheimer que les hommes car elles ont une espérance de vie plus élevée. Une personne ayant été victime d’un traumatisme crânien coure le risque d’être atteint par cette maladie ainsi que celles qui ont rencontré une maladie vasculaire.

La maladie peut également s’aggraver à cause de la consommation d’alcool, de tabac ou de certaines maladies comme l’hypertension, le diabète type 2 ou la carence en vitamine E.

Les symptômes et les signes de la maladie

On confond souvent les symptômes de l’Alzheimer avec les signes du vieillissement. La maladie étant évolutive et progressive, les symptômes apparaissent donc au fur et à mesure où la maladie s’aggrave. Voici donc des signes de la maladie en fonction de son stade :

  • la perte de mémoire est le premier symptôme qui indique la maladie de l’Alzheimer au premier stade. Mais comme toutes les personnes âgées ont des trous de mémoire, l’Alzheimer va se traduire par l’oubli de faits ou d’actions récentes, une désorientation spatio-temporelle inhabituelle et une incohérence des faits et gestes de l’individu.
  • une altération du langage peut également être un signe de la maladie d’Alzheimer. La personne atteinte va avoir du mal à assimiler des phrases simples et les chiffres, et à communiquer correctement. Ce symptôme va apparaître lorsque la maladie est au stade précoce.
  • une perte de l’indépendance survient aussi au stade modéré de la maladie. La victime va perdre son autonomie petit à petit car son tissu cérébral est affecté progressivement. Elle rencontrera donc des difficultés énormes à effectuer les tâches quotidiennes toute seule.
  • des troubles comportementaux peuvent aussi signaler la présence de l’Alzheimer. Le patient va devenir très anxieux, agressif et confus. Mais il court également le risque de couler dans la dépression.
  • à un stade plus grave, l’Alzheimer va carrément enlever l’autonomie de la victime. Cette dernière deviendra donc entièrement dépendante et pourra plus s’occuper d’elle-même. Les malades commenceront à ne plus reconnaître leur proche et l’incontinence peut aussi atteindre le patient.
  • la personne atteinte peut également avoir des hallucinations et la désinhibition est également un signe anormal qui peut indiquer la maladie d’Alzheimer.

Avant que les symptômes indiquant un stade plus avancé n’apparaissent, il est donc capital de rester vigilant pour pouvoir détecter à temps la maladie d’Alzheimer dès les premiers signes. Il va s’agir de trous de mémoires inhabituels comme l’oubli fréquent et courant d’objet, de leur emplacement, de date essentielle ou comme la répétition de mêmes gestes, de mêmes questions…

Lorsque les premiers signes apparaissent, il est donc conseillé de consulter aussitôt un professionnel pour qu’il puisse faire un diagnostic. Des tests neuropsychologiques incluant des tests de la fonction mentale et de l’écriture, de l’orientation et de la vision permettront de déceler la présence de cette maladie chez un patient. Mais des examens biologiques peuvent également être envisagés pour identifier les sources précises de certains signes. En attendant le test fiable et définitif pour la détection de la maladie, les experts se basent aujourd’hui sur l’élimination des autres causes possibles de démence et trouble de mémoire pour déterminer si le cas du patient présente réellement la maladie d’Alzheimer.

Comment prévenir l’Alzheimer ?

Même si les causes précises de la maladie d’Alzheimer n’ont pas été identifiées avec des détails, il est tout de même possible de réduire les risques d’être atteint par cette maladie neurodégénérative.

La solitude peut être un facteur engendrant des troubles comportementaux, l’ennui qui peut aller jusqu’à la démence. De ce fait, vivre en couple peut contribuer à la lutte contre cette maladie qui affecte le cerveau. Mais il est également essentiel de s’occuper et se divertir au maximum pour que le cerveau reste actif même avec l’âge qui avance. S’ouvrir socialement, se divertir et effectuer des activités physiques et intellectuelles, s’occuper durant les temps libres comme faire du jardinage, du bricolage sont des bons gestes à adopter pour maintenir le bon fonctionnement cérébral. Une vie sociale bien remplie et suffisante pour les personnes âgées favorisera les capacités du cerveau pour maintenir les fonctions cognitives et lutter contre la perte d’autonomie due à l’inactivité.

Quels sont les traitements de la maladie ?

Jusqu’ici, il n’existe pas encore de traitement curatif de cette maladie. Il va plutôt s’agir d’un traitement symptomatique qui visera à modérer la progression et l’aggravation de la maladie afin que le patient puisse vivre dans les meilleures conditions et que les signes ne soient pas trop gênants pour ce dernier. La prescription de médicaments qui peut agir pour ralentir l’évolution de la maladie et arrêter le développement des lésions cérébrales est donc envisageable pour traiter la maladie. Mais plusieurs prises en charge non médicamenteuses sont également faisables pour améliorer l’état du patient.

Les traitements médicamenteux

On peut compter quatre médicaments fréquemment prescrits à des personnes victimes de la maladie d’Alzheimer. Il y a les inhibiteurs de cholinestérase tels que le donezepil, la rivastigmine ou la galantamine qui sont généralement prescrits aux premiers stades de la maladie. À un stade plus sévère, le patient peut aussi prendre de l’antiglutamate.

Le traitement médicamenteux ne va donc pas guérir le patient atteint de l’Alzheimer mais aura plutôt comme objectif de maintenir et stabiliser l’état de la victime et empêcher que la maladie ne s’aggrave davantage à une grande vitesse. Mais afin que les patients puissent mener une vie plus ou moins normale, certains médicaments comme des antidépresseurs, des neuroleptiques ou des antipsychotiques seront aussi prescrits pour réduire les troubles comportementaux de ces derniers.

Autres

À part le traitement médicamenteux, les professionnels peuvent aussi prescrire des prises en charges non médicamenteuses. Mais en plus de tout cela, la pratique d’exercice physique, la stimulation cognitive avec un régime alimentaire sain et bien équilibré sont également recommandées durant le traitement de la maladie d’Alzheimer.

  • consulter un orthophoniste peut s’avérer indispensable durant le traitement de l’Alzheimer car cela va aider le patient à entretenir sa mémoire et se réinitier dans la manière de communiquer et faire des échanges.
  • une victime de la maladie d’Alzheimer a tendance à oublier des gestes quotidiens, et pour éviter que cela ne s’aggrave, il est important de l’aider à maintenir ce qu’il sait déjà et lui réapprendre à effectuer ces gestes correctement. L’ergothérapie peut donc être utile dans le traitement de la maladie.
  • pour que le patient puisse rester autonome et en toute sécurité, la gérontotechnologie qui regroupe des techniques intelligentes pour une meilleure qualité de vie du patient est aussi possible.
  • la kinésithérapie peut aider le patient à garder et maintenir son état physique pour éviter de devenir dépendant. Cette méthode est donc efficace dans le traitement de l’Alzheimer.
  • la luminothérapie est également conseillée pour traiter la maladie d’Alzheimer car elle limite et supprime les différents troubles comportementaux du patient. Mais elle peut également favoriser un sommeil tranquille et calme à la victime.
  • le patient peut aussi bénéficier d’une aide à domicile pour qu’il puisse retrouver petit à petit sa motricité et sa mémoire. L’assistant peut donc orienter et accompagner le malade dans tous ce qu’il doit faire tous les jours en lui inscrivant des notes de rappel, en lui répétant les directives pour des gestes au quotidien, en corrigeant les gestes inappropriés pour qu’il prenne conscience de la faute et le réadapte correctement…

En conclusion, la maladie d’Alzheimer peut donc être grave dans le cas où les premiers signes qui apparaissent ne sont pas immédiatement identifiés pour pouvoir mettre en place un traitement personnalisé au patient. Ce traitement va ralentir l’évolution de la maladie et maintenir l’état physique du malade.

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