Maryse souffre d’ostéoporose depuis 20 ans. Diagnostiquée tardivement, sa maladie a profondément handicapé sa vie sociale et familiale.

Aujourd’hui sous traitement, Maryse a rejoint l’association Femmes pour toujours afin de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des femmes ménopausées, en misant sur la prévention des complications et la mise en place précoce d’un bon traitement.

À 70 ans, Maryse est une femme tonique. Quand elle nous a contactés pour devenir bénévole pour Femmes pour toujours, elle a insisté pour venir dans nos locaux à pied !
« Mon médecin ma dit qu’il fallait que je fasse de l’exercice. Et puis c’est un pied de nez à la maladie » Alors, soit. Nous avons laissé Maryse nous rejoindre.

Rencontre avec une personnalité étonnante qui a fait de la lutte contre l’ostéoporose sont combat quotidien.

Maryse, vous souffrez d’ostéoporose depuis plusieurs années. Comment s’est-elle déclarée ?

C’est difficile à dire. L’ostéoporose est une maladie très insidieuse. Au début, javais mal aux jambes. Je me sentais courbatue et fatiguée. Marcher vite et sur de longues distances était devenu de plus en plus pénible. A cette époque, j’étais encore en activité professionnelle et à vrai dire, ce sont plutôt les gens avec qui je travaillais qui mont alertée. Alors que j’ai toujours été très dynamique, je mettais trois dois plus de temps à faire mon travail. Javais 47 ans

Vous avez consulté un médecin ?

Oui, mais trop tard je crois. Je me souviens que même me déshabiller chez le médecin me faisait mal. J’ai fait de nombreuses radiographies des membres, du dos et le médecin a diagnostiqué une perte osseuse. J’ai essayé beaucoup de choses avant de prendre un traitement sérieux. J’ai fait des séances d’acupuncture, des piqûres de calcium.

Comment viviez-vous cette maladie au quotidien ?

Comme je pouvais Je vivais seule avec ma fille de 22 ans qui, heureusement, m’aidait beaucoup. Pas seulement pour les tâches ménagères mais aussi dans les gestes de la vie courante. Javais besoin d’aide pour me lever le matin, pour enfiler un vêtement un peu trop près du corps Un jour que nous étions très pressées, elle ma même portée dans la rue pour que l’on aille plus vite ! C’était très dur cette dépendance croissante. Javais l’impression d’être déjà vieille.

Aujourd’hui, vous êtes suivie médicalement. Comment vous sentez-vous ?

Bien. Très bien même. Je ne sens plus mon âge (rires) Je me documente beaucoup sur l’ostéoporose et les solutions pour enrayer ce processus de perte osseuse. Je suis un traitement médicamenteux que je prends rigoureusement. J’essaie avoir une bonne hygiène alimentaire et une bonne hygiène de vie. J’envisage d’améliorer la régularité de mon activité physique (marche ). Tout cela est fondamental pour optimiser le traitement.

Que diriez-vous aux femmes qui se reconnaîtraient dans votre témoignage ?

Les années passent et le temps perdu est irremplaçable. Alors soyons vigilantes et dès les premiers signes, consultons. Je me suis fracturé le poignet il y a quelques années et j’ai dû porter un plâtre pendant six semaines. Sans parler des 30 séances de kinésithérapies qui ont suivi ! A l’heure actuelle on sait que ce type de fracture chez une femme de la cinquantaine est un signe fréquent d’ostéoporose. Ma main droite est déformée et je dois abandonner mon tricot après seulement quelques heures. Si javais été informée à temps et suivi le bon traitement, j’aurais probablement pu éviter la fracture vertébrale qui a suivi. Avoir 40 ans hier, n’était pas la même chose qu’avoir 40 ans aujourd’hui.
L’accès précoce à l’information et aux nouveaux traitements est devenu une réalité. Alors profitons-en !